« Ce sont clairement les usines françaises qui sont mises en risque par cette absence de décision. » En mars dernier, dans les colonnes d’Emballages Magazine, Jacques Bordat, président de la Fédération des Industries du Verre (FIVE), alertait déjà sur les conséquences d’un retard français dans l’application de la compensation des coûts indirects du carbone. Quatre mois plus tard, l’avertissement se transforme en mise en demeure. Le 10 juillet, Jacques Bordat et Jérôme de Lavergnolle, président de la Fédération du Cristal et du Verre, ont adressé un courrier à Sébastien Lecornu, Premier ministre, réclamant l’intégration du verre creux et du verre plat au dispositif de compensation. Le même jour, une tribune collective signée par une douzaine de dirigeants de l’industrie verrière paraissait pour dénoncer un « désavantage compétitif significatif ».