Nicolas Verrès est parti d’un constat : la Guadeloupe dépend fortement des importations pour ses matières premières d’emballage, une fragilité que les blocages portuaires liés aux conflits sociaux exposent régulièrement. C’est ce qui le pousse, dès 2019, à chercher une ressource disponible sur le territoire. Son regard se porte sur les fibres végétales, et en particulier sur le bananier : les bananeraies guadeloupéennes génèrent en effet près de 67 000 tonnes de résidus par an après la récolte des fruits. C’est cette matière que valorise La Valeur des Déchets Verts (LVDEV), l’entreprise qu’il a créée à Gourbeyre, dans le sud de l’île.